L’Aubépine

L’aubépine a une grande importance dans le folklore de tous les temps.
En Grèce, le bois de l’aubépine servait à allumer les feux sacrés
À Rome, l’aubépine était dédiée à Diane.
Chez les Gréco-Romains, elle comptait parmi les arbres sacrés, l’aubépine qui entourait les bois sacrés devint le refuge des fées.
En France on en retrouve les traces dans les coutumes ancestrales. Les jeunes filles désireuses de trouver un époux tournaient trois fois autour de l’épine du Breil.

Deux légendes :

Lorsque, pendant la passion du Christ, les bourreaux songèrent à mettre une couronne d’épines sur la tête de leur victime, ils se dirigèrent vers la haie voisine, mais comme par miracle, les épines ne se laissaient pas cueillir et labourèrent les mains des ravisseurs. Le Christ vit ce geste et faisant et faisant le signe de la Croix, il bénit cette haie en disant : « Vous porterez désormais la blanche robe des anges ». Alors, ces épines, jusque-là, laides et repoussantes se couvrirent de fleurs blanches.

Le lendemain de ses relevailles, la Vierge se hâta de laver les langes du Petit Jésus, afin de les faire sécher sur le beau pré tout fleuri ; hélas, d’autres laveuses l’avaient devancée et il ne restait de libre que la haie épineuse au bord du chemin.
Tristement, elle y étendit les langes et se remit au travail ; mais, ô miracle, on vit au contact de ce linge béni, la haie se transformer en un long mur d’une blancheur éclatante dont les fleurs dégageaient une odeur étrange. Depuis ce jour, quand fleurit l’églantine, elle dégage toujours l’odeur des langes du Petit Jésus.