APPENDICE

« Des éclats de voix d’enfants m’attirent… Ils chantent ces petits, ils sont gais, ils tournent et fredonnent.Je songe qu’il faudrait encore de longues années pour les déshabituer à ces vieux chants qui les amusent. Aussi vieilles que les ponts de Metz ces rondes enfantines tressaillent dans les rues obscures… Elles ont un parfum de France et se conservent avec fidélité.»

Georges Ducrocq

 

Moi-même, je les ai entendues et chantées dans ma petite enfance.

As-tu vu Bazaine,
À la porte des Allemands,
Qui a vendu Metz
Pour avoir de l’argent.
Qui vendait ses armes
Comme un gros feignant
Qui battait sa femme
À grands coups de bâton.

Une poule sur un mur
Qui picote du pain dur
Picotti-Picotta
La plus belle là voilà

Am stram gram,
Pic et pic et colégram
Bour et bour et ratatam
Nos tram
(Mots étranges, puissance magique ?)

J’irai chez Mme Gaspard
Rue de l’Hôpital
Sa maison est en carton
L’escalier est en papier
La propriétaire
Est en pomme de terre. 

Escargot, tend tes cornes
T’érès d’lès soupe à l’houle,
Escargot tend tes cornes,
T’auras de la soupe à l’huile

Turlututu, chapeau pointu
Ma femme est morte,
Je ne la veux plus.

Gogotte monte au ciel,
T’auras la clef du ciel

Quelle heure qu’il est ?
Il est midi.
Qui te l’a dit ?
La petite souris
Où est-elle ?
Derrière l’autel
Qu’est-ce qu’elle fait ? (Que fait-elle ?)
De la dentelle
Pour les d‘moiselles

St Nicolas, mon bon patron
Apportez-moi quelque chose de bon
J’ai mon panier rempli de foin
Pour la bourrique de St Nicolas.

Alléluia
Chez l’père Colas
Les choux sont bons
Quand ils sont gras
Alléluia (ter)

Gogotte fleurie
Montre-moi où je serai mariée
Est-ce par ici, est-ce par-là
(La coccinelle devait s’envoler vers la frontière)

Les pètes en haut
Lè mère en bèch
Què traijent les vèches
Le père en haut
Qué troyent les ch’vaux
Lè piatte dans lè chambrète
Qué traijent lè bocate.

Zig-zag, ma savate est cassée en mille morceaux

 

 

(Nos traditions, Tome II, Page 7)

Appelez le Pierre,
Qu’il vienne mettre sa veste pour sortir
Il joue à contre-vent
Mais le voilà
Oh, le vilain boseré, il est tout machuré
Otez-lui donc sa cravatte
Ce n’est plus qu’une coriotte