Dédié à ma dévouée collaboratrice
À Celle qui partagea mes travaux et mes peines
Qui partagea mes joies… à
Mademoiselle Élisabeth Jacobs

Chazelles, le 25 mars 1941

DANS LE BON VIEUX TEMPS

Nous nous souviendrons avec émotion
Des aspects riants du Pays messin
De ses vallons, de ses coteaux
De la Moselle aux flots limpides
Qu’a chanté Ausonne

Ferdinand des Roberts

Soit que vous entriez dans une chapelle
Ou que vous visitiez les ruines d’un manoir féodal
Soit que vous gravissiez une côte
Ou que vous dévaliez dans un précipice
Une légende animera toujours les choses mortes
Dans cette grande terre historique qui porte le nom

LA LORRAINE

« Austrasie »

Attache-toi à la Patrie
 À la terre chérie de tes pères
 Là sont les racines profondes de ta force
Schiller

Le Couaroïl fut joué les premières fois dans
Le Parc de Chazelles en juin 1930 par les Enfants du
« Manoir » devant Mgr Pelt, Évêque de Metz et devant
René Bazin, Membre de l’Académie française.

 

PROLOGUE

Le Vieux Lézard vous parle

Je suis un vieux lézard caché et vivant dans les fentes des vieilles pierres. Dans mes promenades solitaires, je rencontre, parfois, à l’Esplanade, autour de la pièce d’eau, une bonne vieille qui n’a plus que trois dents, mais qui s’en sert bien. Elle est entourée par de petites blondes, rondes comme des pommes d’api qui lui posent des questions et la vieille, qui a de l’expérience, leur répond gentiment avec douceur et avec bon sens. Toujours soignée et nette sous les brides de son bonnet, elle a bonne mine et les vieux qui la rencontrent lui font un profond salut qui lui fait toujours plaisir.

Quand je la vois, je songe aux vieilles armoires de nos maisons, pleines de coins et recoins où l’on pourrait cacher des trésors ; je songe à ces braves bourgeois du temps passé, si dignes, si respectueux de leurs coutumes et traditions.

D’ailleurs, la brave vieille va se présenter elle-même. Sur ce, je me faufile dans mes petits rochers, je reste dans mon trou, de peur qu’on ne m’écrase.

Toutes nos coutumes et traditions
Remontent à une haute Antiquité
Elles ont un côté poétique
Que la foi des populations a su leur conserver
Elles sont toujours respectables
Et il convient d’y toucher
D’une main toujours délicate

Louis Gilbert