Marie-Anne Lemoine

Marie-Anne Lemoine, originaire de Raville, descendant d'une famille patriarcale et d'une longue lignée de cultivateurs lorrains.
Est-ce une légende ? Mais, à coup sûr, elle rapporte qu'au XVIIIe siècle une femme : Moine, bisaïeul de ma grand-mère, renommée par sa force et sa beauté, aurait été nourrice de Louis XIV>Note de Claudine KESTER : dans un autre document : Louis XVI : Une jeune lorraine, descendante des environs de RAVILLE, d'une longue lignée de cultivateurs lorrains, renommée par sa beauté, sa santé et sa bonne humeur, quitta son pays et vint à Paris, au Louvre, pour y donner des soins au jeune duc de Berry, futur Louis XVI, fils du Dauphin Louis et de Marie-Josèphe de Saxe, sa mère.. À la suite de ces services dévoués, à son nom, aurait été ajouté la particule « Le ». Les « Le Moine » furent toujours gents honorables à leur pays et à leur famille. Cette femme Moine serait enterrée derrière l'église de VarizeNote de Claudine KESTER : un autre document indique : une très vieille femme priant au Cimetière de Mussy-l’Evêque en désignant la tombe des AUBERTIN : « C’est ici qu’est enterrée la nourrice de Louis XVI » A savoir que Varize est à environ 20 km au sud-est de Mussy-l’Evêque..

Une autre grand-mère reconnue par sa piété exemplaire, aurait été tenté par le diable, pendant qu'elle lisait ses prières dans un vieux missel ; celui-ci repoussé par la pieuse dévote, en guise de représailles auraient appliqué ses doigts cornus sur le feuillet, empreintes qui se distinguent encore très bien, dans le livre en question, gardé précieusement par la famille.

A la suite de la Révolution, la particule « Le » fut réunie au nom de la famille et toute une section de Lemoine, comptant sept fils, émigra de Raville à Marly. La famille habite une grande maison au milieu du village. Sur le frontispice de la porte, se trouve un bouquet en pierre, sculpté, représentant des fleurs et des fruits. J'ai fait prendre l'empreinte de ce bouquet, qui orne maintenant notre propriété de Chazelles.

Tous les Lemoine furent renommés pour leur intelligence et surtout leur esprit. Ma grand-mère n'en n'était nullement démunie, et sous une apparence très froide, elle cachait un coeur d'or. Elle possédait une grande activité, un esprit d'ordre remarquable, et ses conseils toujours judicieux me sont toujours présents. Je l'entends et la voie encore donnant ceux-ci dans la grande cuisine, celle-même qui autrefois servait de Salle d'Armes aux officiers de Sidonie de Falkenstein. Ils s'adressaient à son jeune neveu et filleul : Nicolas Lemoine. Celui-ci devenu Inspecteur des Écoles, épousa Mademoiselle Louise Maret, soeur de l'excellent Docteur Maret dont l’origine un peu obscure remonterait, dit-on, à celle des Comtes (Marquis) de Pange. Ma grand-mère mourut à Rodemack, assez rapidement dans sa soixante-huitième année. Elle repose à côté de mon cher grand-père et de ma mère, au cimetière de Rodemack ainsi que près de ma mignonne petite soeur : Marguerite Michel.

En la fête de l'Annonciation
25 mars 1940
Anne-Marie Célestine Michel-Simmer