Troisième Partie : La Famille

Le Général Baron Simmer

naquit le 7 août 1776 de Martin SimmerNote de Gérard KESTER : né vers 1735 décédé le 27 février 1811 à Halling les Boulay, commerçant à Rodemack, puis Maire de son village en 1792, et de ...Note de Gérard KESTER : Élisabeth SCHILTZ ou SCHILZ 13/11/1733 à Rodemack - 03/12/1818 à Rodemack)

Sa maison natale porte le numéro 85 et est située à gauche de la petite rue montante du Bourg, en face des hauts murs crénelés et à quelques pas de l'unique poterne donnant aux piétons, accès au Fort.

Tout jeune, ses yeux s'emplirent de la vue de ces imposantes murailles fortifiées et il puisa son ardent patriotisme et sa mentalité belliqueuse dans le récit, entendue au coin du feu, des prouesses de ses compatriotes. Souvent aussi, par la poterne sombre et tortueuse, il entrait au Fort où il s'entretenait avec les vaillants défenseurs casernés dans ce que nous appelions le Pavillon des Officiers. Il s'initiait au maniement des armes et y reçut ses premières leçons. Il maniait le fusil avec adresse et grimpait, malin et espiègle, sur les canons. Il reçut aussi de ce fait, faut-il le dire, pas mal de taloches qui n'en refroidir pas, pour cela son ardeur fougueuse. Tout jeune, il s'engagea dans l'armée napoléonienne, acquit tous ses grades à la pointe de l'épée et fut, de toutes les batailles de l'époque. Il sauva, à la suite d'un valeureux coup de main, tout un régiment en retraite à la bataille de...

À la suite de ces valeureux faits d'armes il devint général et l'Empereur Napoléon Ier le créa Baron d'Empire. Député de sa circonscription il se mit du côté de ...Note de Gérard KESTER : Député de Clermont-Ferrand de 1828 jusqu'en 1842, il siège à gauche il épousa ...Note de Gérard KESTER : Marie TOURNADRE DE NOAILLAT (née vers 1788, décédée le 26 décembre 1864 à Saint Quentin sur Sauxillange) Il mourut à Paris (*Note de Gérard KESTER : il décède le 30 juillet 1847 à Clermont-Ferrand et est inhumé à Paris).

Liste des batailles auquelles a participé le Général Baron Simmer

À l'âge de 14 ans, le trois novembre 1791, il s'engagea à Thionville au 4e Bataillon de l'armée de la Moselle et, l'année suivante, il était déjà sous-lieutenant du 7e régiment de l'artillerie lourde.

Simmer prend part aux campagnes de 1792-1793-1794, il est blessé à Maestricht, au bras droit. Le 18 avril 1794, promu lieutenant, il entre dans l'armée de Cherbourg, prend part à la campagne d'hiver de Hollande, sous Pichegru. En avril 1797, comme adjudant dans l'État-Major ; en novembre de la même année, il est capitaine, et prend une part active aux campagnes de 1797-1798-1799 et 1800.

On le voit sur les champs de Pologne et d'Autriche et le 14 mars, il est décoré de la Légion d'honneur, en février 1816, RittmeisterRittmeister : capitaine de cavalerie de l'État-Major du Prince de NeufchâtelMaréchal Berthier, Prince de Neufchâtel et de Wagram, il est l'un des deux officiers, après la Paix de Tilsit (15 juin 1807) qui avaient été envoyés en mission auprès du Sultan de Constantinople. Simmer combattit ensuite à Iéna, Eylau, Heilberg et Friedland. À Eylau, il est blessé légèrement est promu officier de la Légion d'honneur. En 1808, avec le maréchal Soult en Espagne et en Portugal, il paraît le premier sur les murs de la forteresse.

Il suit Napoléon en Allemagne, et le soir du 6 juillet, près de Wagram, après un combat meurtrier (40 000 morts et blessés sur le champ de bataille) il est nommé Baron est promu au rang de colonel.

Le 24 janvier 1811, il est nommé chef de l'État-Major de la 3e division à Metz et, en cette qualité, prend part à la campagne de Russie. Promu général de brigade (devant Moscou), il commande ses troupes pendant la bataille de Krasnoi (et trois fois, pendant ce temps, son cheval est tué sous lui). Pendant la retraite, il escorte le transport des canons de la Bérézina jusque Wilne, et il est nommé gouverneur de Glogan. En témoignage de sa conduite, à Bantzen, il est promu commandeur de la Légion d'honneur. Blessé le 23 août 1813 à Goldberg, il se fait soigner à Wiessbaden. À peine rétabli, nous le voyons sous le commandement de Macdonald.

Après l'abdication de Napoléon, le 11 avril 1814, Louis XVIII accède au trône.

Le Baron Simmer, Chef du Département du Puy-de-Dôme, est nommé : Chevalier de l'ordre de Saint-Louis.

Napoléon débarque près de Cannes le 1er mars 1815. Le Général Baron Simmer va à sa rencontre jusque Lyon, et, comme témoignage de sa fidélité, est nommé Général de Division. Six semaines plus tard, il tient tête aux Prussiens à la bataille de Quatre-BrasPrès de Saint-Amant en Belgique, ou le Duc de Braunschweig fut tué.

À Waterloo, il combat pour la dernière fois.

Après l'issue malheureuse de ce jour mémorable, il se retire avec le deuxième corps d'Armée sur la Loire et établi l'État-Major à Tour.

Louis XVIII annula au Baron Simmer, le grade de Général de Division le mit en demi-solde, et lui désigna Le Mans, comme résidence. Mais bientôt après, il lui fut permis de retourner dans le Puy-de-Dôme, où il possédait de grandes propriétés venant de sa femme, Mademoiselle de la Tournade de Noaillot.

En 1824, après avoir été mis en retraite, il se voua à la politique et en 1825, élu Député de la Circonscription de Pradt ; en 1830, il fut réélu et une troisième fois en 1837. Il mourut à Paris, le 3 juillet 1847 (*Note de Gérard KESTER : il s'agit de son inhumation car il décède le 30 juillet 1847 à Clermont-Ferrand ). Son corps repose à Varennes.

Son nom, tout à l'honneur des habitants de Rodemack, figure sur l'Arc de Triomphe de l'Étoile.

La soeur du Baron Simmer, Maria, épousa dans l'église de Puttelange-lès-Rodemack le 2 mars 1791, François Diederich, fils de Jean Diederich et de Jeanne Marx.