— Napoléon III —

Puis vinrent les jours affreux dont l’ombre va ternir les dernières pages avec l’avènement de Napoléon III.

Des hauteurs de notre maison forte Haut de Sainte-Croix, on pouvait voir au loin les batailles de Gravelotte et Borny et l’approche de l’ennemi. Metz l’invulnérable, l’inviolée, vit pourtant avec douleur et colère l’entrée des Allemands le 23 octobre 1870, ce fut le jour le plus sombre que les Messins vécurent.

La Mutte sonnait, lugubre ; rues désertes. Le ciel roulait de gros nuages lourds. Les réverbères à gaz, voilés diffusaient une lueur jaunâtre sur un décor d’automne (*"Note de Claudine KESTER : on pourrait lire : Les réverbères à gaz, voilés diffusaient une lueur jaunâtre sur un décor d’automne, un vent soufflait qui tordait les arbres et mugissant dans les rues.) qui tordait les arbres et mugissant dans les rues. La ville entière portait le deuil.