— Le Graouilly —

C’est la Stationis ViaRue Taison-Staixon ou staxon., qui autrefois bordait la route de Lyon-Trêve permettant aux légions Romaines de courir au RhinLa voie romaine Trêves-Lyon la traversait et conduisait à la station postale où se relayaient les courriers impériaux (suivant Ch. Abel). Cette station était à l’angle de la rue de Ladoucette dont les débris accusaient une tour crénelée et fortifiée. V. M. Barbé. Une foule immense l'accompagne, car Clément va pourfendre la bête, qui depuis tant d'années terrorise la cité. Il s'avance sans crainte calmant ses fidèles d'un mot ; taisons-nous, disent les chroniques. Arrivé au sommet, il s'arrête et s'appuie à une colonne. Le GraoullyLa maquette du Graouilly existe au musée de la Cathédrale. Elle était portée autrefois aux processions. Rue Chèvremont, une maison a une sculpture de la tête du Graouilly encore aujourd’hui. V H Barbé.apparaît fantastique, fulgurant, ses crocs en avant et dardant ses yeux sur Clément, qui d'un geste souple lui lance son école, l'enlace et l’affale à ses pieds. La bête est domptée. Clément, suivi de la foule émerveillée, la fait descendre ainsi enlacée la côte miraculeuse, il l’achève dans la Seille.

Clément occupa le siège épiscopal de longues années encore et sa mort laissa la ville pacifiée. Mais l'horizon était noir de menaces, ce fut alors la ruée des Huns conduits par Attila sur la ville. Tout fut détruit, ravagé, calciné, démoli, il ne resta que l'oratoire de Saint-Étienne et probablement sous son couvert le siège épiscopal en marbre de Clément, gardé à la cathédrale de Metz. Saint-Pierre aux Nonains également de cette époque nous est resté comme précieux souvenir. Merovi I, roi des Mérovingiens battit les Huns aux Champs catalaunique en 451.