— 1552 –

Mais la république des Paraiges restait sous la dépendance des Suzerains étrangers. Lasse de cette domination elle accepta sans récrimination la décision d’Henri III, Roy de France, qui, sous le prétexte que les trois villes Metz, Toul et Verdun parlaient français, les réunit à la France. Ce geste eut pour effet de soulever la colère de l’Empereur Charles Quint qui assiégea Metz avec une armée considérable. Le Duc de Guise, chargé de la Défense de la Ville l’immobilisa devant les remparts durant huit mois et, Charles-Quint, découragé se retira vers Thionville le 25 décembre 1552. Il en coûta à Metz la destruction de ses faubourgs et de quarante églises et monastères.

 

— 1603 –

Le bon Henri IV (1589-1610) fit un voyage à Metz pour ramener la concorde parmi les bourgeois et Abraham Fabert dans son ouvrage nous précise que le roi passa la nuit au Château du Moulins après avoir traversé la Moselle sur le « pont beau et grandCe pont surplombe aujourd’hui un pré, la rivière ayant brusquement changé son cours en une nuit (René Bour). ».

On dit qu’Ambroise Paré fut témoin du siège et prodigua ses soins aux blessés. « Je le pensay, Dieu le garist » était sa devise.

En s’installant à Metz, la monarchie apporta d’abord protection et sécurité.
Les nombreux réformés messins parmi lesquels les plus riches bourgeois de la Ville et des nobles siégeant au parlement avaient obtenu la liberté du culte et le droit d’ouvrir un temple.

L’Édit de Nantes (1598) ouvrit pour eux une période de grande prospérité qui dura peu hélas, la Révocation de l’Édit de Nantes donnant lieu à des persécutions et des émigrations en masse. Leur départ porta un grave préjudice au commerce et à l’industrie de la Ville.