— De 1365 à 1552 –

Il serait fastidieux d’énumérer toutes les guerres, pillages et massacres qui illustrèrent les alentours de Metz depuis 1365 à 1552, il y en eut bien une douzaine pour des motifs plus ou moins futiles depuis la hottée de pommes non payée du Ban Saint-Martin jusqu’au vol du collier de perles de la Princesse Isabelle de Pont-à-Mousson.

Pendant ce temps, les vignerons préservaient leurs vignes de la dévastation. Tel fut le cas de Jacques Simon qui jura malgré les Écorcheurs de « vendanger ses vignes et il le fit ». Bien souvent de nos maisons défensives, on pouvait voir les flammes s’élever des villages s’échelonnant sur le Saint-Quentin.

Évidemment, de ces guerres les Ducs de Lorraine en firent les principaux frais. Seules les guerres plus sérieuses que firent ceux-ci se terminèrent par une trêve de paix le 16 juillet 1473, elles devaient se rallumer 16 ans plus tard en 1488 entre le Duc René et les Messins.

Il y eut le haut fait du boulanger Harelle le 9 avril 1473 qui détermina, comme nous le verrons plus tard, une paix définitive entre Messins et Lorrains.

En dehors des vies humaines, ces guerres coûtèrent à Metz la démolition de ses églises, entre autres, les abbayes de Saint Arnoud et Saint Symphorien.
Puis ce fut la paix définitive signée en 1473 entre les Ducs de Lorraine et les Messins.

Les Messins étaient tenaces et agressifs dans leurs revendications. Si les guerres extérieures et toutes locales jetèrent parfois l’émoi dans la ville et alourdirent ses charges, les Messins n’en restèrent pas moins vigilants. Les Treize prirent la tête de l’opposition contre Bertram, évêque de Metz ; le Gouvernement de la Ville, se voyant refusé par les Chanoines de la Cathédrale une redevance touchant les remparts inachevés de la Cité, pilla leurs maisons, jardins, vergers et vignes et s’emparèrent du beau cheval de selle de Monsieur le Doyen, qui à son réveil constata que sa belle monture si attachante avait disparu. Toutes les démarches de restitution n’aboutirent d’aucune façon. À la suite de ce fait et de bien d’autres, les évêques émigrèrent à Vic où ils établirent leur siège épiscopal.