Marguerite WACK

FAMILLE WACK

J’aimais la voir, comme on aime à contempler la — Marguerite – ouvrant ses frais pétales, en un lumineux matin aux gais rayons du soleil. Toute frissonnante de la joie de vivre, elle en couvrait les gemmes qui nourrissent la terre et fructifient les saisons. Telle m’apparut « Marguerite » au jour radieux de son mariage, telle elle resta à la naissance de son 3eenfant, celui qui devait être pour elle l’ange consolateur, généreux et fort. Pierre.

Telle elle fut pour moi pendant le départ au ciel de mon vénéré Grand-Père, parti sa main dans la mienne, me soutenant dans une grave maladie.

Et les jolis pétales rosés se fermèrent, je la vis encore au jour de ce funeste mois de septembre 1940, toujours vaillante, gaie et douce. Toute frissonnante, revoyant quatre ans après son pays, elle les ferma alors pour toujours.

Marguerite, du haut du Ciel, bénit tous tes enfants.

1872-1945

M. C. MICHEL