Quelques détails sur une famille de Vaudoncourt-Varize
et sur le calice en bois qui se trouve au Manoir.

 

Il y a 331 ans, c'est-à-dire vers l’an 1600, s’établissait à Vaudoncourt, près de Varize la famille HERMANN. Il est à remarquer que ce village près de la frontière prussienne pouvait contenir quelques familles allemandes (émigrants en France"HERMANN à la dissonance germanique pouvait bien être une de celles-là. Cette famille et leurs descendants jouirent toujours d’une très bonne réputation. Ils étaient surtout de très bons catholiques.). Ces gens y bâtirent une maison qui à l’heure actuelle est la plus vieille maison du village. Celle maison comprenait au rez-de-chaussée, 2 chambres, une cuisine ; on y accédait par un large corridor donnant dans une grange ; au 1er étage 2 chambres. Un joli jardin en faisant sa valeur. Cette maison se trouvait à l’entrée du village près des champs. Kieffer, le célèbre dessinateur connu a reproduit dans son livre d’estampes le foyer de la cuisine Hermann.

Ci-joint la généalogie de la famille

Après la Révolution, la famille Hermann, dans cette maison, était ainsi composée :
Jacques Hermann, soldat sous Napoléon ayant fait la guerre de Crimée, devenu cordonnier de son état ; à son lit pendait un bénitier qui me fut donné par sa nièce : Marie JACQUES.

Sa sœur Marie-Anne, née en 1805 se mariait ensuite avec… JACQUES qui la courtisait depuis 7 ans. Elle en eut 2 enfants, Marie née en 1849 et Françoise née en 1846, habitant Chazelles.

Une seconde sœur, Marie née en 1811, l’année de la Comète, marraine de Marie et Françoise.

Marie-Anne mourut le jour de la Purification, son mari 2 ans après, également le jour de la Purification et Françoise la veille de la Purification.

Après la Révolution, Jacques enfant de chœur de Monsieur le Curé de Vaudoncourt, reçu probablement de celui-ci un calice en bois qu’il donna à Marie ; celle-ci le garda jusqu’à sa mort et le redonna à sa filleule Marie. Ce calice disait-on avait servi à contenir les Saintes Espèces et à porter de Saint-Sacrement aux malades pendant la Révolution.

Vraisemblablement il servit également pendant l’office de la Sainte Messe. Il me fut donné par Marie, en février 1933, le jour de la Purification.